Les garanties d'un contrat taxi, par ordre d'utilité

Garantie du conducteur, véhicule de remplacement, RC professionnelle, équipements : ce qu'un artisan taxi doit conserver dans son contrat.

Toutes les lignes d'un contrat n'ont pas le même poids. Voici celles qui décident vraiment de ce qui se passe après un sinistre, dans l'ordre.

La responsabilité civile transport public de personnes

Obligatoire. Elle doit mentionner explicitement l'activité. C'est la seule garantie illimitée en dommages corporels — parce qu'un passager gravement blessé engage des montants sans plafond réaliste.

Un contrat auto de particulier exclut cette activité. Exercer avec un tel contrat revient à travailler sans assurance.

La garantie du conducteur

La garantie la plus importante pour un artisan, et celle où les écarts entre contrats sont les plus violents.

En cas d'accident responsable, personne ne vous indemnise : la RC protège les autres, pas vous. Sans cette garantie, un arrêt de six semaines se traduit par six semaines sans revenus et aucune compensation.

ParamètreRéglage faibleRéglage correct
Capital garanti100 000 €300 000 € et plus
Seuil de déclenchement30 % d'incapacité5 à 10 %
Indemnités journalièresabsentesprésentes, carence courte

Le seuil de déclenchement est le paramètre décisif : une fracture avec séquelles se solde souvent par un taux inférieur à 15 %. Avec un seuil à 30 %, vous ne touchez rien.

Le véhicule de remplacement

Sans véhicule, pas de revenus. L'immobilisation moyenne après un sinistre matériel tourne autour de dix à quinze jours ouvrés, davantage en cas d'attente de pièces.

Quatre critères : durée d'au moins 15 jours, catégorie berline compatible avec l'activité, déclenchement incluant la panne et le vol, délai de mise à disposition sous 48 h.

Point spécifique au taxi : le véhicule de remplacement n'est généralement pas équipé — ni lumineux, ni taximètre. Demandez explicitement ce que la compagnie prévoit, car un véhicule non équipé ne permet pas d'exercer légalement l'activité de taxi.

La responsabilité civile professionnelle

Elle couvre les dommages causés en dehors de la circulation : chute d'un passager à la montée, bagage endommagé au chargement, fauteuil roulant abîmé.

Sur un profil de transport conventionné, elle devient centrale. Elle n'est pas systématiquement incluse : vérifiez sa présence dans le tableau de garanties.

L'assistance 0 km

Une panne devant chez soi immobilise autant qu'une panne sur l'autoroute. L'assistance qui ne se déclenche qu'au-delà de 25 km du domicile laisse sans solution le cas le plus fréquent.

Sur la topographie lyonnaise — rampes, tunnels, usage intensif de la boîte et des freins —, les pannes mécaniques ne sont pas rares sur des véhicules à fort kilométrage.

Le bris de glace

Poste fortement sollicité en circulation urbaine. Vérifiez que la réparation d'impact est sans franchise et que les vitres latérales sont incluses.

Les garanties à examiner au cas par cas

Les équipements taxi. Lumineux, taximètre, terminal de paiement, imprimante, aménagements PMR. À déclarer avec leur valeur, sans quoi l'expert ne les retiendra pas.

La perte d'exploitation. Verse une indemnité pendant l'immobilisation. Chère. À comparer au coût d'une extension de la durée du véhicule de remplacement, souvent plus économique.

La protection juridique. Utile en cas de litige avec un tiers ou un expert. Vérifiez qu'elle ne double pas une couverture existante.

Les effets personnels. Plafonds généralement faibles. À arbitrer selon ce que vous transportez réellement.

Ce sur quoi on peut jouer sans se découvrir

La franchise, calée sur votre sinistralité réelle. La formule, révisée quand la valeur du véhicule descend sous 8 000 € — sauf financement en cours. Le mode de paiement, annuel de préférence. Et surtout la compagnie retenue, où se joue l'essentiel : 700 à 900 € d'écart sur un dossier lyonnais.

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